Les explications du Dr Aaaaah: Ies probabilités

La bannière des probas

Dr-Aaah---Mollasson-bis

Aujourd’hui, je vais vous parler des probabilités, vous savez ces trucs qu’on vous apprend à l’école, ça fait partie de la grande famille des maths, souvent associé aux statistiques. On nous en reparle au collège et il y a quasiment tout le temps plusieurs questions dessus au bac. Soyons clair, si vous n’y compreniez rien à l’école, je ne vais pas beaucoup vous aider, parce que je vais vous parler des vraies probabilités. Oui ils vous ont menti, la vérité, hum, la vérité, c’est qu’ils ne savaient pas vraiment de quoi ils vous parlaient. Mais… Mais… Mais il y avait une sorte de logique perverse dans leur raisonnement mathématique. Cela étrangement fonctionnait… sauf sur votre copie.

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Si jamais vous passez le bac cette année et que la magie d’internet vous a fait tomber ici alors que vous cherchiez des infos sur les maths au bac ou sur le bac de maths, ne fermez pas tout de suite l’onglet. Mais je préfère qu’on soit d’accord tout de suite : cet article ne vous aidera pas. Les autres par contre, peut être, mais sûrement pas pour le bac de math, ni celui de sport, encore que celui sur les prises d’otages pourra peut être vous aider, notamment grâce au syndrome de Stockholm, une ville magnifique. Hein ? Ah ! La Suède ? Calme. Je vous en reparlerai.

Donc, quel est le secret des probabilités ? Qu’est-ce qui peut les rendre si simples ? Une chance sur deux. Pas 50%, non, une chance sur deux. Je vous vois, vous êtes déjà en train de douter, probablement un doute raisonnable. D’une certaine manière, c’est une façon extrêmement optimiste de voir les choses… Même pour les pessimistes, je reviens vers vous juste après les gars. Pourquoi ? Comment ? Qu’ouïs-je ? Où vais-je ? Quel est le sens de la vie ? Soit ça arrive, soit ça arrive pas. Gagner au loto ? Une chance de gagner, une chance de pas gagner, une chance sur deux. C’est aussi simple que ça. C’est pas plus compliqué.

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Il y a néanmoins deux corollaires à cette règle :
– Quand ça ne peut pas arriver, c’est à dire que le monde entier, l’univers fait que ça ne peut pas arriver, par exemple des vampires brillant au soleil, voilà c’est sûr que ça n’arrive pas. A la limite, on dit que c’est des fées.
– Et donc le cas où ça ne peut que arriver, comme le fait que l’eau ça mouille, en temps normal, sur une peau humaine classique sans artifice, ça mouille.
Sinon dans les autres cas, c’est une chance sur deux. Maintenant sachant ça, on peut se poser la question de l’addition des probabilités, comment on fait ? Bah on peut pas. C’est aussi simple que ça, pas besoin de les multiplier, en prenant en compte la vitesse du train qui est parti à 20h18 de la gare de Nantes, qui aura probablement un retard de 25minutes… Non. Vous oubliez ça. Pas besoin.

Un exemple concret, je me balade dans la rue, j’ai une chance sur deux de tomber, une chance sur deux de tomber sur les rails du tram, et une chance sur deux que le tram passe juste à ce moment là. Donc j’ai une chance sur deux de mourir si je sors de chez moi. C’est pour ça que là, ça devient une façon optimiste pour les pessimistes aussi. Les probabilités, c’est beau. Du coup je sors pas de chez moi, je suis pas suicidaire. Mais en même temps quand j’y réfléchis, j’ai une chance sur deux d’avoir un accident domestique, tomber de ma chaise de bureau, me brûler en faisant un gâteau. Ou un autre truc horrible comme m’évanouir sur les toilettes.

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Mais en fait, même en restant chez moi, je peux mourir… AAAAAAAAAAAAAAAAAAh faut que je sorte… AAAAAAAAAAAAAAAh mais je sais, oui ! Je sais ! Pfiuf ! J’ai une chance sur deux qu’il m’arrive rien, et là…  C’est mieux, je me sens vachement plus optimiste.

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